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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 10:42

Jusqu’à présent, je n’étais pas totalement convaincu par cette idée qui suggère qu’il est important pour un biographe de se rendre sur les lieux de son sujet. Probablement que cette question ne m’a jamais obsédé parce que je ne me suis jamais véritablement considéré comme un biographe officiel. Par contre, un projet qui depuis le début de mon travail m’a toujours accompagné, c’est celui de me rendre sur les lieux marquants de la vie de Fritz Haber, non pas dans l’espoir d’y trouver de nouveaux éléments biographiques, mais plutôt et surtout dans le but de saisir quelle pourrait être la réception actuelle de la figure historique de Haber. C’est ainsi que je me suis toujours dit que j’irai un jour à Breslau, la ville natale de Fritz et Clara Haber ; à Berlin, ville où Haber est devenu un scientifique d’ampleur internationale ; et enfin à Rehovot, en Israël, lieu qui accueille le fonds de la bibliothèque Haber, sur le vœu de Haïm Weizmann. Ce périple, je viens de le réaliser récemment, grâce à la réalisatrice Nathalie Marcault qui m’a accompagné avec son équipe sur cette enquête. Je dis accompagné, mais je dois surtout préciser qu’elle a tout organisé, de la logistique à la prise de contacts avec les différents intervenants que j’ai pu rencontrer dans ces différentes villes. Le résultat de ces journées de tournage se concrétisera dans un documentaire de création de 52 minutes, titré « David & Fritz ». Ce film, pour lequel j’ai accepté toutes les règles du jeu, s’immiscera pendant près d’une heure sur les liens particulièrement intimes qui m’unissent avec Fritz Haber, liens dont je n’ai jamais fait très grand cas jusqu’à présent. Actuellement en phase de montage, le film sera présenté en avant-première à Rennes, en novembre 2011.

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Equipe de tournage devant le désert de Judée.

Par David Vandermeulen - Publié dans : Actualité
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 16:31

En attendant septembre 2011 et l’importante exposition Fritz Haber à Lausanne que mènent de front Eric Gasser (directeur technique) et Jean-Marie Derscheid (commissaire d’exposition), on pourra apprécier d’ici là, une petite cinquantaine d’originaux à Paris, de juillet à fin août, au centre Wallonie-Bruxelles, juste en face du Centre Pompidou. Il s’agit d’une exposition collective baptisée « Génération spontanée », déjà présentée en janvier 2011 au festival d’Angoulême. Cette expo, très bien conçue par Thierry Bellefroid et l’incontournable Jean-Marie Derscheid (qui s’attaque également au commissariat de la grande rétrospective d’Art Spiegelman au prochain festival d’Angoulême), s’est donnée comme pari de présenter la « nouvelle scène de la bande dessinée belge francophone ». Cette expo met en lumière les travaux d’auteurs tels que Vincent Fortemps, Dominique Goblet, Eric Lambé, William Henne, Aurélie William Levaux ou encore cette coquinette de Judith Forest. Autant d’auteurs, de projets, que l’on a souvent décrit comme étant à la marge de la bande dessinée. Une appréciation pas forcément idiote, même si, pour mon propre cas, je ne me suis jamais senti à la marge de quoique ce soit.

Génération Spontanée ? du 16/06 au 28/08/2011 au Centre Wallonie-Bruxelles Expositions, 127-129 rue Saint-Martin - 75004 Paris. Tél. : 01 53 01 96 96

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Par David Vandermeulen - Publié dans : Actualité
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 10:47

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Par David Vandermeulen - Publié dans : Actualité
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 18:23

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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 10:01

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Par David Vandermeulen - Publié dans : De la création
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 11:52

Ce mercredi 5 mai 2010, de 17h à 19h, au Palais des Académies, rue Ducale 1, à Bruxelles, on parlera, dans un cours donné par M. H. Roland, chercheur au FNRS, des ruptures et des continuités dans les échanges littéraires et intellectuels belgo-allemands de 1870 à 1945. Le cours évoquera, comme exemple actuel, le projet Fritz Haber. Entrée libre et gratuite.

 

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Le Palais des Académies de Bruxelles

 

Le Collège Belgique, mis en place en janvier 2009 à l’initiative de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, organise des cycles de cours-conférences de haut niveau, adressés à un large public éclairé, entre autres et en priorité aux doctorants. Les enseignements, sélectionnés parmi de nombreuses propositions, portent sur des sujets peu explorés, aux confins de différentes disciplines, et peu ou pas traités par le programme des universités et écoles doctorales. L’accès aux conférences est gratuit et sans inscription ; il donne droit à des crédits pour les doctorants.

Le cours-conférence s’attellera à la présentation des formes diverses du dialogue intellectuel et de la médiation culturelle entre la Belgique et l’Allemagne, depuis les dernières décennies du XIXe siècle, et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La période des occupations en Belgique et leur abondante historiographie a aujourd’hui fait oublier que, depuis la fondation d’un État indépendant en 1830, l’Allemagne n’était pas pour la Belgique un voisin comme les autres. Pour des raisons en partie liées à la construction identitaire de la nation belge, nombreux furent les artistes et intellectuels belges à oeuvrer à une assimilation originale de la culture allemande. Ce mouvement confortait d’ailleurs les sphères économiques et politiques dans la volonté de relations équilibrées de l’État neutre avec ses deux grands voisins. L’Allemagne faisait ainsi office de contrepoids par rapport à la forte influence française.

On esquissera cette constellation belgo-allemande (d’ailleurs marquée du sceau de la réciprocité) et ses acteurs dans leur globalité, en mettant nécessairement en évidence la cassure de 1914, qui fit basculer brutalement le rapport à l’Allemagne de l’idéalisation au discrédit total. Toutefois, nous soulignerons également la continuité des échanges intellectuels, en dépit des bouleversements des guerres et des occupations. Dans les deux pays, certains médiateurs continueront à vouloir marquer l’intégration des deux cultures voisines au sein de l’espace européen, soit dans un mouvement d’opposition à la politique impérialiste allemande, soit dans un travail foncièrement ambivalent qui ne contredit pas celle-ci.


COLLÈGE BELGIQUE
Belgique-Allemagne : dialogue intellectuel et médiation culturelle 1870-1945
Sous la coordination de Hubert Roland
Sous la responsabilité académique de Michel Dumoulin
Avec la collaboration de Christina Kott

PROGRAMME DES LEÇONS
> Historiographie et transferts par Michel Dumoulin
Le jeudi 29 avril 2010 de 17 à 19 heures

> Les échanges littéraires et intellectuels : ruptures et continuités par Hubert Roland
Le mercredi 5 mai 2010 de 17 à 19 heures

> La « protection » du patrimoine artistique en temps de guerre par Christina Kott
Le jeudi 6 mai 2010 de 17 à 19 heures

Par David Vandermeulen - Publié dans : Actualité
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 13:08

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Réactivation de ce blog, après de longs mois d’absence, c’est que la gestation du troisième tome aura connu quelques contre-temps. La parution du tome 3 est à présent connue, ce sera pour la fin de l’année 2010, en novembre plus que probablement. L’actualité de Fritz Haber n’en reste pas moins vivante, puisque l’on peut découvrir à Péronne, et cela jusqu’au mois de mai, une exposition consacrée à la série. Il s’agit d’un important éclairage didactique sur Haber, appuyé par la présentation d’une soixantaine d’originaux. Cette exposition est réalisée par le festival de bande dessinée de Blois, en partenariat avec l’Historial et les Rendez-vous de l’histoire de Blois.

INFOS

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 09:38

Die Vossische Zeitung, journal de la bourgeoisie libérale. Edition de 1904.


Ce n’est pas être provocateur que de dire de la critique BD qu’elle est rarement intéressante. J’entends par là que la critique propre au monde de la bande dessinée n’a que peu avoir avec celle que l’on peut lire dans les revues et publications littéraires, telles que, au hasard, Critique, La Quinzaine, Europe, etc. Des exceptions subsistent, heureusement, mais elles sont trop rares et bénéficient généralement d’une trop médiocre visibilité pour que l’on s’en réjouisse pleinement. Une chronique de mon ouvrage Les Héros parue en décembre 2007 dans DBD, un organe spécialisé dans l’actualité de la bande dessinée, commentait le second tome de ma biographie de Haber de façon mi-gentille, mi-railleuse. Ici qualifiée de « hagiobiographie » (le critique bédé compose rarement des néologismes ; l’histoire ne nous dit malheureusement pas si l’initiative est volontaire), la courte présentation de mon travail y était présentée de façon raccourcie et très maladroite, avançant que, de l’invention du gaz Zyklon B et son usage inattendu, découlait une « dimension absurde » qui « précisément, fascine Vandermeulen ». Rien n’est plus faux, bien sûr (le gaz Zyklon n’est pas même évoqué en creux dans mes récits), mais passons, car ce n’est pas ce point de la chronique du DBD qui me semble intéressant. Le passage qui m’inspire ce billet se trouve en fin d’article, précisément dans sa dernière ligne :  « Dommage que l’auteur soit parfois maniéré, jusqu’à déborder parfois vers la faute de goût (la typographie germanisante, bien peu subtile). Sans ce léger bémol, on frôlerait le sans-faute ».

Die Rote Fahne, feuille révolutionnaire spartakiste. Edition 1919. 

On m’avancera que je suis peu fair-play en voulant commenter un avis qui attribue à mon travail un presque « sans-faute », mais que l’on me comprenne bien : la critique en général n’a que de très faibles effets sur ma personne et l’avis ici ne me fâche aucunement, ni même ne m’agace. Il se fait que je trouve ce passage du DBD assez révélateur pour que je me permette de revenir sur ce qu’il énonce et met en jeu. A savoir que la puissance évocatrice de la typographie allemande serait prétendument dotée d’une puissance suffisante pour que l’on puisse apporter au discours critique des arguments nécessaires à la définition de la faute de goût. Car voilà, la typographie gothique allemande, à en croire certains, serait fortement chargée de sens, au même titre que pourrait l’être un abominable casque à pointe teuton – un casque à pointe allemand n’est-il pas la représentation ultime de l’abject ? C’est une question que l’on brûle de poser à cet étrange critique du DBD, spécialiste du récit et de l’iconographie… J’illustre ce billet par quelques exemples de typographies germanisantes bien peu subtiles.

Le Vorwärts, journal du Parti social-démocrate des travailleurs d'Allemagne, crée en 1876 et qui dû s’arrêter dès 1933.


Edition du Manifeste du Parti Communiste. Edition de 1848.
Par David Vandermeulen - Publié dans : Commentaire sur les commentaires
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 10:01



Une réflexion m’est venue en contemplant encore une fois l’étrange choix de casting dans
Einstein & Eddington pour le rôle de Haber. Anton Lesser ne ressemble certes pas du tout à Fritz Haber, mais par contre, il est très ressemblant à Carl Bosch, le collègue de Haber à qui l’on doit le fameux procédé Haber-Bosch. Lorsque l’on encode Haber dans un moteur de recherche d’images, c’est d’ailleurs souvent la photo de Bosch qui apparaît en lieu et place de celles de Fritz Haber. Une erreur de casting pour le directeur de casting ?
Par David Vandermeulen - Publié dans : Imageries
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 10:11

L’acteur britannique Anton Lesser a cette particularité rare d’avoir endossé les rôles d’Albert Einstein et de Fritz Haber dans deux séries télévisées distinctes, The History of the World Backwards (2007) pour le rôle d’Einstein, et Einstein & Eddington (2008) pour celui de Haber. La première série est une potacherie diffusée sur BBC Four qui ne réclame pas de commentaire particulier, tandis que le second est un téléfilm historique sérieux. On y voit un Fritz Haber peu ressemblant, à l’air grave et très méchant ; autant dire une représentation antinomique du Haber rendu par les témoignages des personnes qui l’ont côtoyé. Les clichés sont liés à la figure de Haber pour longtemps ; Haber a fait de mauvaises choses, il sera donc représenté comme un méchant personnage…
Par David Vandermeulen - Publié dans : Imageries
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