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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 10:15

Au fil du temps, le mot libéralisme a connu de nombreuses et différentes acceptions, si bien qu’aujourd’hui, extrait de son contexte, le mot libéralisme ne veut plus rien dire – ou disons plutôt qu’il parvient à tout dire et son contraire. Définir un courant politique devient encore plus complexe à définir lorsqu’il est composé de deux mots, comme avec le terme sociale-démocratie, par exemple, ou encore avec le mot socialisme, qui accolé au mot prussianité par Spengler dès 1920 s’éloigne déjà fortement de sa définition de base, se rapprochant plutôt de l’expression national-socialisme, chère à Arthur Moeller van den Bruck. Un national-socialisme qui, dès le début, comme le démontra la thèse de Luc Ferry, soumettra des lois non pas nationales ou socialistes, mais belles et bien « écologistes ».

Ce que Social-Chrétien voulait aussi dire

Nous pourrions en dire de même pour la formule social-chrétien. C’est en Allemagne, que le pasteur Adolf Stöcker, en 1878, fonda le Christlich-soziale Partei, le parti social-chrétien. Le programme de ce parti mettait l’accent sur la création de coopératives professionnelles obligatoires, la régulation du système d’apprentissage, l’arbitrage commercial obligatoire pour les veuves et les orphelins, les handicapés et les fonds de pension, l’impôt progressif sur le revenu et l’impôt sur les successions. Mais son argument principal et son premier message était surtout un antisémitisme acharné et sans finesses.

Adolf Stöcker

Adolf Stöcker

Adolf Stöcker ce fit connaitre durant la guerre de 70 en tant que petit aumônier particulièrement zélé. Ses sermons patriotiques étaient si pénétrés qu’ils arrivèrent dit-on jusqu’aux oreilles de l’Empereur. Fort de cette notoriété inattendue, Stöcker se politisa en se donnant pour mission de sauver le peuple allemand, qu’il jugeait menacé par la subversion du libéralisme. Un seul et unique salut à ses yeux, la restauration de l’ordre ancien : Patrie, monarchie, armée et église comme garants d’une vie allemande réussie. Pour Stöcker, le principal ennemi de ce programme était le libéralisme, qui bien entendu était une invention du judaïsme.

Après Adolf Stöcker, le Christlich-soziale Partei fut principalement dirigé, de sa création en 1878 jusqu’à sa dissolution en 1918, par des présidents de triste mémoire comme Franz Behrens, Wilhelm Philipps et Georg Burckhardt…

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Published by David Vandermeulen - dans Histoire allemande
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