Ce Jeudi 2 avril 2009 de 14h à 16h, au Centre Alexandre Koyré de Paris (CNRS), séminaire ayant pour titre : « La fabrique du biographique : deux mises en récit de
la vie de Fritz Haber » avec David Vandermeulen & Margit Szöllösi-Janze (Université de Cologne).
Présentation :
De nombreux travaux sur le genre biographique et son histoire ont apporté une perspective critique. Cependant l’historien ou le sociologue sont confrontés, quoiqu’ils en aient, à un retour non pas de la biographie, mais du biographique. Par biographique, on entend une mise en récit des éléments de la vie d’un ou plusieurs individus ou d’un groupe. Celle-ci procède d’interprétations qui visent à produire un savoir dépassant éventuellement le cadre de la singularité et de l’idiosyncrasie. Elle constitue d’autre part le produit d’un traitement du matériau de recherche afin d’organiser en une biographie le « flux » des événements, des actes et parfois même des sentiments.
La question qui se pose alors est celle de la relation, ou de l’absence de relation, entre le biographique et l’œuvre scientifique. Ainsi, la vie psychique, la manière de travailler, les rencontres personnelles et les opportunités institutionnelles, l’implication corporelle (maladies, voyages, etc.) doivent aussi être prises en compte comme faits de cultures scientifiques. De même le constat avéré que la plupart des hommes de science ont été jusqu’à tout récemment... des mâles. Les vies des savants ont elles-mêmes une historicité qui informe sur la production des savoirs
Organisé par :
Jacqueline CARROY, directrice d’études à l’EHESS (CAK)
Anne COLLINOT, chargée de recherche au CNRS (CAK)
Jean-Marc DROUIN, professeur au Muséum national d’histoire naturelle (CAK)
Rafael MANDRESSI, chargé de recherche au CNRS (CAK)
Jeanne PEIFFER, directeur de recherche au CNRS (CAK)
Kapil RAJ, maître de conférences à l’EHESS (CAK)
Informations pratiques : le séminaire se tient le jeudi, de 14h à 16h, au Centre Alexandre-Koyré, Pavillon Chevreul, 57 rue Cuvier (3e ét.).
Pour ceux que cela intéresse, la Bibliothèque Mille et Une Pages de Schaerbeek (à Bruxelles, donc) expose pendant un mois une trentaine d’originaux issus des deux
premiers volumes de Fritz Haber. L’on me dit souvent que mes cases ressemblent à des petits tableaux, attention qui bien entendu me touche mais qui m’embarrasse parfois tout autant, cela
parce que je n’arrive pas à concevoir les images qu’il m’est arrivé de produire autrement que comme des éléments qui me servent à véhiculer un propos. Dès que ces images sont sorties de leur
contexte, c’est à dire extraite des albums, il me semble qu’elles perdent l’essence de leur signification. Bien sûr, on peut aller regarder mes cases dans l’état d’esprit qui est le mien lorsque
je vais découvrir de la bande dessinée accrochée à des cimaises, c’est à dire dans l’unique curiosité de se demander « comment c’est fait ».
Je serai au festival BD Boum (Dieu ! quel nom con !) à Blois, ce samedi et ce dimanche.
Le troisième tome de
mon entreprise prend un peu plus de temps que prévu. A cela de multiples raisons. Je ne suis pas sûr en définitive, que l’une de celles-ci soit plus à prendre en compte qu’une autre. Une chose
est certaine, l’ambiance absolument oppressante et trouble de cette partie du récit n’est pas sans effets sur mon psychisme. Ceci étant dit, je pense tout de même que j’arriverai à récupérer cet
étrange « temps perdu ».
Bon, il semble que je sois
si bavard que l’intendance d’overbl** s’est sentie obligée de me dire que ma page ENTRETIENS contenait déjà trop de caractères. J’ouvre donc une
seconde page intitulée comme il se doit ENTRETIENS 2. Cet échange avec Joël Dubos s’est déroulée à Blois, durant les
Rendez-Vous de l’Histoire, il y a deux semaines. J’y parle de Fritz Haber, beaucoup, et un petit peu, dans la dernière question, de mes autres projets avec mes amis Daniel Casanave, Ambre et
Guillaume Guerse.
On parlera de mon travail et on se penchera plus spécifiquement de la mise en forme narrative de l’époque propre à Fritz Haber au sein de mes bandes dessinées dans un colloque
organisé par le collectif Textyles, événement annuel qui aura pour thème cette année « La bande dessinée francophone belge contemporaine ». Cela se tiendra à L’Université Libre de
Bruxelles (ULB) et en voici le programme
C’est Hubert Roland, germaniste, professeur de littérature allemande à l’université de Louvain-La-Neuve et chercheur au Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS), spécialiste de l’Allemagne expressionniste et de la réception de l’Allemagne au sein des lettres belges qui se penchera sur l’humble travail qui remplit mes jours depuis maintenant près de quatre ans. Ce sera intéressant, sans aucun doute délicieusement pointu, et peut-être pas trop sévère, va savoir…
Outre ma pomme, on parlera également à ce colloque des travaux de Dominique Goblet, de Pinelli, de Stassen et du Fremok. Que ceux qui apprécient ce genre de choses y courent, je me demande si ce n’est pas la première fois que la Belgique connaît un colloque se penchant sur la bande dessinée…
Je copie-colle ici la présentation officielle de ma prochaine "apparition publique", ce jeudi 15 mai à Bruxelles :
Le Service de la Promotion des Lettres et le Rideau de Bruxelles vous invitent à une séance des « Jeudis Lire ». La Belgique, terre de bande dessinée… Cette image d'Epinal est-elle encore d’actualité ? Sans aucun doute même si la suprématie belge doit aujourd'hui composer avec une véritable explosion de publications arrivées des quatre coins du monde, brassant le meilleur comme le pire. David Vandermeulen est du côté du meilleur : la biographie (deux tomes déjà parus), servie par un dessin magnifique, qu'il offre de Fritz Haber, Juif allemand très ambitieux, chimiste lauréat du prix Nobel en 1918 et inventeur du tristement célèbre Zyklon B, offre le tableau de cette époque des « conceptions du monde » qui allait plonger l'Europe dans la guerre et la fureur. Il sera accompagné par Jan Baetens, récemment couronné par le Prix triennal de poésie de la Communauté française, qui proclame poétiquement son amour de la bande dessinée et par Thierry Groensteen qui nous donnera ses clés pour comprendre le 9e art.
Le jeudi 15 mai 2008
de 12h30 à 13h30
Palais des Beaux-Arts (Studio)
Rue Ravenstein 23
1000 Bruxelles
Entrée gratuite
Informations : 02 413 23 21 ou michelle.dahmouche@cfwb.be
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