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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 06:52
PaulRichter.jpgPaul Richter (1887-1961), le héros de La Mort de Siegfried était un acteur autrichien qui connut un succès énorme en incarnant Siegfried, si bien qu’on disait de lui qu’il était le Rudolph Valentino des Allemands.  
PaulRichter2.jpg
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 07:18

200603.jpgLes passages oniriques qui parsèment le premier tome l’Esprit du Temps, et que l’on retrouvera dans Les Héros comme dans chaque volumes encore à paraître, sont en réalité tirés du film de Fritz Lang, Les Nibelungen, et en particulier du premier épisode (Lang réalisa son projet en deux films), La Mort de Siegfried. Commencé en 1922 et présenté dans les salles en 1924, en pleine crise du Mark, ce film produit par la UFA et en partie par l’IG Farben, fut l’un des plus chers de son temps. Dans le quatrième tome de ma biographie, je mettrai en scène l’avant-première du film, qui se déroula au UFA Palats am Zoo de Berlin, le 24 février 1924, en présence du Chancelier Gustav Stresemann.Lang-Nibelungen.jpg

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 09:53

Weizmann-NaissanceIsrael.jpgImpossible de mettre Weizmann en scène sans avoir ses mémoires à portée de main. Ce livre, qui a paru en 1957 aux éditions Gallimard et qui étonnamment ne fut plus jamais réédité, est une mine d’anecdotes et d’informations essentielles pour comprendre qu’elle était véritablement la politique sioniste du premier président de l’Etat d’Israël. Les parallèles entre le parcours de Weizmann et celui de Haber sont nombreux et troublants, et une scène racontant un dîner chez les Weizmann recevant Haber n’est pas la plus étonnante. Autre comparaison, le lien qu’entretenaient ces deux grands scientifiques juifs avec l’IG Farben. J'ai déjà raconté dans le premier tome les relations de Haber avec Duisberg et l'IG Farben, place à Weizmann à présent. Extrait :

Je ne sais combien de temps j’eusse été capable de garder la chaire d’assistant sans un coup de chance extraordinaire dès le début. Je fus en mesure de vendre un brevet d’invention à la I. G. Farbenindustrie d’Allemagne, et cela me procura immédiatement un revenu régulier de six cents marks par mois. Ce fut pour moi une prodigieuse aventure. J’avais acquis mon indépendance matérielle! De plus, je l’avais obtenue par mes efforts personnels et sur mon champ d’expériences en tant que chimiste. Quant aux rapports réels avec la gigantesque entreprise qu’est la I. G. Farbenindustrie, je n’y prêtai guère d’attention. Peu de gens, à cette époque, songeaient à cette usine chimique comme étant le centre de la puissance militaire allemande et de ses rêves de conquête mondiale. J’éprouve un sentiment bizarre en me souvenant que, moi aussi, comme beaucoup d’innocents chimistes étrangers, j’ai contribué un peu à la puissance de ce sinistre instrument de l’ambition allemande. Un peu plus tard, je vendis ma première découverte à une firme parisienne et cette aubaine me permit de rembourser mon père d’une partie des dépenses de mon instruction.
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:46
Haber-copie-1.jpgCicatrice et honneurs au plastron.

Outre le fait qu’il s’est dès le plus jeune âge identifié à la philosophie d’Emerson et de Thomas Carlyle, Fritz Haber fut véritablement considéré comme un héros de l’Allemagne par ses concitoyens. Chevalier de première classe de la Croix de Fer et chevalier de l’Ordre des épées de Hohenzollern pour services rendus à la Nation reconnaissante, Haber fut le seul juif à avoir atteint le grade de capitaine dans l’armée prussienne, tout comme, en 1933, il fut le seul à bénéficier de mesures d’exception, lors du décret nazi qui promulguait « la revalorisation de la fonction publique ».
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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 12:45

200703023.jpgLa question qui m’a été la plus souvent posée, si l’on excepte l’indémodable Quand sortira la suite ? reste certainement : Pourquoi Fritz Haber ? 

C’est une question complexe et en même temps assez simple. Fritz Haber m’intéresse avant tout parce qu’il s’agit d’un personnage particulièrement riche en contradictions. Plus on s’intéresse à lui, plus l’on en vient à approcher les personnages qui font son entourage, plus il devient évident que Fritz Haber n’est pas un cas unique et que cette Allemagne du début du XXe siècle déploie, elle aussi, une somme impressionnante de contradictions. L’Europe de Fritz Haber a produit des pensées, des idéologies et une morale excessives et radicales, comme si cette époque désirait transcender la philosophie, la repousser dans ses derniers retranchements. Haber est le fruit parfait d’une époque qui a insufflé au capitalisme sa véritable modernité, en rapprochant la science de l’industrie, par exemple, ou en repensant fondamentalement l’éthique scientifique et militaire. Et qui dit contradiction, dit complexité. Parler de choses complexes en bande dessinée, mode qui privilégie la synthèse avant tout, était un enjeu qui m’a fortement intéressé. Voilà pourquoi Haber. Parce que tout, me semble-t-il, s’est joué là, et, entre autre, avec lui.
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 11:12

Du9

J’ai accordé un entretien à Xavier Guilbert chroniqueur pour le site Du9, lors du dernier festival d’Angoulême. Neuf mois plus tard, le résultat est publié, et il est plus qu’étrange… puisque j’étais légèrement ivre durant l’interview ! En plus, ce qui n’arrange rien à mon cas, Xavier a tenu à retranscrire in extenso l’enregistrement, ce qui donne à mon avis quelque chose d’assez indigeste à la lecture (je parle de mon propre bavardage, bien entendu) Le tout rend donc mes propos parfois peu clairs… (à me relire, je dois avouer que je ne me suis pas toujours compris…) Cela m’apprendra ! N’ayant pas été prévenu que mes paroles allaient être retranscrites sans réécriture, et n’ayant pas reçu le texte en relecture avant la mise en ligne, je me suis dit qu’une petite précision contextuelle avait peut-être son intérêt. Voilà qui est fait. Et non, non, non, je ne dirai pas de mal de M. Xavier Guilbert.

bandeaudu9.jpg
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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 07:21
Le premier chapitre des Héros s’ouvre en 1908, non pas en Allemagne mais dans une colonie allemande d’Afrique. Walter Rathenau accompagna en 1908 le ministre des colonies Dernburg, pour un rapport public sur l’état des possessions allemandes. Comme on le verra, ce petit écart dans le Sud-Ouest africain, actuelle Namibie, n’a rien exotique, l’un des plus terribles et méconnus génocides y sera perpétré, celui des populations Herero par les troupes impériales allemandes. Une première répétition avant l’Holocauste, comme l’a souligné Tristan Mendès France (le petit-fils de l’autre), l’une des rares personnes en France à s’être impliquée dans le droit de mémoire des Hereros.

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 08:30
BerlinPalaisRoyal.jpgOn pourrait ne pas s’en rendre compte, mais représenter l’Allemagne du début du XXe siècle n’est pas une chose aisée. Le pays a été copieusement bombardé lors de la seconde guerre mondiale, et de nombreux édifices, tel que le Kaiser Palace de Berlin, par exemple, n’existent plus, sauf sous la forme de vieilles photographies ou cartes postales. Ici, une case de la page 40 des Héros et une carte postale d’époque. On remarquera que sur la carte postale les drapeaux pourpres sont hissés, ce qui indique la présence de l’Empereur… :-)
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 12:27

FH1-033c5.jpgQuelqu’un m’a demandé pourquoi, dans l’Esprit du Temps, lors de la première scène entre Clara et Fritz, j’ai préféré dessiner une statuette en lieu et place d’un réel baiser. Pour tous les curieux qui m’imagineraient puritain, je m’expliquerai sur ce choix de mise en scène dans quelques tomes. Ce que je peux cependant déjà dévoiler, c’est que cette statuette n’est pas un choix venu du hasard, puisqu’elle représente Mars, dieu de la guerre, embrassant Vénus, déesse de l’amour et de la fertilité…Mars-Venus.jpg


 
Mars-Venus2.jpgIci quelques Mars & Vénus qui n’ont pas été retenus.
(dans la vie, il faut savoir faire des choix…)


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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 12:57

HSQt1.jpgL’une de mes sources les plus importantes n’est pas un livre d’histoire ni même de sciences-humaines, mais bien plus que ça, il s’agit d’un roman, l’un des plus importants à mon sens : L’Homme Sans Qualités de Robert Musil.
Musil (1880-1942) connut personnellement Rathenau lors d’une conférence de ce dernier en janvier 1914. Ce fut lors de cette rencontre que l’industriel lui apparu subitement comme le modèle du personnage d’Arnheim, l’un des principaux personnages de L’Homme Sans Qualités. Idéaliste et intuitif en tout, Rathenau croyait paradoxalement en la réconciliation de la mystique poétique avec le pragmatisme le plus rationnel. Un oxymore métaphysique qui ne cessa d’intéresser Musil, mais qui l’agacera tout autant. La lecture de L’Homme Sans Qualités reste donc une source essentielle si l’on désire saisir en profondeur la personnalité complexe de Rathenau, car, comme le rappelle Jacques Bouveresse : « Max Libermann, qui était le cousin de Rathenau, a, du reste, reconnu que la description de Musil était d’une pertinence et d’une exactitude surprenante ». Musil consacra également un cahier complet à Rathenau, cahier qui, étonnement, ne fut jamais repris dans l’édition française des Journaux.

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