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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 18:23

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 10:01

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 11:52

Ce mercredi 5 mai 2010, de 17h à 19h, au Palais des Académies, rue Ducale 1, à Bruxelles, on parlera, dans un cours donné par M. H. Roland, chercheur au FNRS, des ruptures et des continuités dans les échanges littéraires et intellectuels belgo-allemands de 1870 à 1945. Le cours évoquera, comme exemple actuel, le projet Fritz Haber. Entrée libre et gratuite.

 

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Le Palais des Académies de Bruxelles

 

Le Collège Belgique, mis en place en janvier 2009 à l’initiative de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, organise des cycles de cours-conférences de haut niveau, adressés à un large public éclairé, entre autres et en priorité aux doctorants. Les enseignements, sélectionnés parmi de nombreuses propositions, portent sur des sujets peu explorés, aux confins de différentes disciplines, et peu ou pas traités par le programme des universités et écoles doctorales. L’accès aux conférences est gratuit et sans inscription ; il donne droit à des crédits pour les doctorants.

Le cours-conférence s’attellera à la présentation des formes diverses du dialogue intellectuel et de la médiation culturelle entre la Belgique et l’Allemagne, depuis les dernières décennies du XIXe siècle, et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La période des occupations en Belgique et leur abondante historiographie a aujourd’hui fait oublier que, depuis la fondation d’un État indépendant en 1830, l’Allemagne n’était pas pour la Belgique un voisin comme les autres. Pour des raisons en partie liées à la construction identitaire de la nation belge, nombreux furent les artistes et intellectuels belges à oeuvrer à une assimilation originale de la culture allemande. Ce mouvement confortait d’ailleurs les sphères économiques et politiques dans la volonté de relations équilibrées de l’État neutre avec ses deux grands voisins. L’Allemagne faisait ainsi office de contrepoids par rapport à la forte influence française.

On esquissera cette constellation belgo-allemande (d’ailleurs marquée du sceau de la réciprocité) et ses acteurs dans leur globalité, en mettant nécessairement en évidence la cassure de 1914, qui fit basculer brutalement le rapport à l’Allemagne de l’idéalisation au discrédit total. Toutefois, nous soulignerons également la continuité des échanges intellectuels, en dépit des bouleversements des guerres et des occupations. Dans les deux pays, certains médiateurs continueront à vouloir marquer l’intégration des deux cultures voisines au sein de l’espace européen, soit dans un mouvement d’opposition à la politique impérialiste allemande, soit dans un travail foncièrement ambivalent qui ne contredit pas celle-ci.


COLLÈGE BELGIQUE
Belgique-Allemagne : dialogue intellectuel et médiation culturelle 1870-1945
Sous la coordination de Hubert Roland
Sous la responsabilité académique de Michel Dumoulin
Avec la collaboration de Christina Kott

PROGRAMME DES LEÇONS
> Historiographie et transferts par Michel Dumoulin
Le jeudi 29 avril 2010 de 17 à 19 heures

> Les échanges littéraires et intellectuels : ruptures et continuités par Hubert Roland
Le mercredi 5 mai 2010 de 17 à 19 heures

> La « protection » du patrimoine artistique en temps de guerre par Christina Kott
Le jeudi 6 mai 2010 de 17 à 19 heures

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 13:08

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Réactivation de ce blog, après de longs mois d’absence, c’est que la gestation du troisième tome aura connu quelques contre-temps. La parution du tome 3 est à présent connue, ce sera pour la fin de l’année 2010, en novembre plus que probablement. L’actualité de Fritz Haber n’en reste pas moins vivante, puisque l’on peut découvrir à Péronne, et cela jusqu’au mois de mai, une exposition consacrée à la série. Il s’agit d’un important éclairage didactique sur Haber, appuyé par la présentation d’une soixantaine d’originaux. Cette exposition est réalisée par le festival de bande dessinée de Blois, en partenariat avec l’Historial et les Rendez-vous de l’histoire de Blois.

INFOS

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:38

Die Vossische Zeitung, journal de la bourgeoisie libérale. Edition de 1904.


Ce n’est pas être provocateur que de dire de la critique BD qu’elle est rarement intéressante. J’entends par là que la critique propre au monde de la bande dessinée n’a que peu avoir avec celle que l’on peut lire dans les revues et publications littéraires, telles que, au hasard, Critique, La Quinzaine, Europe, etc. Des exceptions subsistent, heureusement, mais elles sont trop rares et bénéficient généralement d’une trop médiocre visibilité pour que l’on s’en réjouisse pleinement. Une chronique de mon ouvrage Les Héros parue en décembre 2007 dans DBD, un organe spécialisé dans l’actualité de la bande dessinée, commentait le second tome de ma biographie de Haber de façon mi-gentille, mi-railleuse. Ici qualifiée de « hagiobiographie » (le critique bédé compose rarement des néologismes ; l’histoire ne nous dit malheureusement pas si l’initiative est volontaire), la courte présentation de mon travail y était présentée de façon raccourcie et très maladroite, avançant que, de l’invention du gaz Zyklon B et son usage inattendu, découlait une « dimension absurde » qui « précisément, fascine Vandermeulen ». Rien n’est plus faux, bien sûr (le gaz Zyklon n’est pas même évoqué en creux dans mes récits), mais passons, car ce n’est pas ce point de la chronique du DBD qui me semble intéressant. Le passage qui m’inspire ce billet se trouve en fin d’article, précisément dans sa dernière ligne :  « Dommage que l’auteur soit parfois maniéré, jusqu’à déborder parfois vers la faute de goût (la typographie germanisante, bien peu subtile). Sans ce léger bémol, on frôlerait le sans-faute ».

Die Rote Fahne, feuille révolutionnaire spartakiste. Edition 1919. 

On m’avancera que je suis peu fair-play en voulant commenter un avis qui attribue à mon travail un presque « sans-faute », mais que l’on me comprenne bien : la critique en général n’a que de très faibles effets sur ma personne et l’avis ici ne me fâche aucunement, ni même ne m’agace. Il se fait que je trouve ce passage du DBD assez révélateur pour que je me permette de revenir sur ce qu’il énonce et met en jeu. A savoir que la puissance évocatrice de la typographie allemande serait prétendument dotée d’une puissance suffisante pour que l’on puisse apporter au discours critique des arguments nécessaires à la définition de la faute de goût. Car voilà, la typographie gothique allemande, à en croire certains, serait fortement chargée de sens, au même titre que pourrait l’être un abominable casque à pointe teuton – un casque à pointe allemand n’est-il pas la représentation ultime de l’abject ? C’est une question que l’on brûle de poser à cet étrange critique du DBD, spécialiste du récit et de l’iconographie… J’illustre ce billet par quelques exemples de typographies germanisantes bien peu subtiles.

Le Vorwärts, journal du Parti social-démocrate des travailleurs d'Allemagne, crée en 1876 et qui dû s’arrêter dès 1933.


Edition du Manifeste du Parti Communiste. Edition de 1848.
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 10:01



Une réflexion m’est venue en contemplant encore une fois l’étrange choix de casting dans
Einstein & Eddington pour le rôle de Haber. Anton Lesser ne ressemble certes pas du tout à Fritz Haber, mais par contre, il est très ressemblant à Carl Bosch, le collègue de Haber à qui l’on doit le fameux procédé Haber-Bosch. Lorsque l’on encode Haber dans un moteur de recherche d’images, c’est d’ailleurs souvent la photo de Bosch qui apparaît en lieu et place de celles de Fritz Haber. Une erreur de casting pour le directeur de casting ?
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 10:11

L’acteur britannique Anton Lesser a cette particularité rare d’avoir endossé les rôles d’Albert Einstein et de Fritz Haber dans deux séries télévisées distinctes, The History of the World Backwards (2007) pour le rôle d’Einstein, et Einstein & Eddington (2008) pour celui de Haber. La première série est une potacherie diffusée sur BBC Four qui ne réclame pas de commentaire particulier, tandis que le second est un téléfilm historique sérieux. On y voit un Fritz Haber peu ressemblant, à l’air grave et très méchant ; autant dire une représentation antinomique du Haber rendu par les témoignages des personnes qui l’ont côtoyé. Les clichés sont liés à la figure de Haber pour longtemps ; Haber a fait de mauvaises choses, il sera donc représenté comme un méchant personnage…
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:00
Verloren in de trein Brussel Kortrijk Ieper op 8 u 41 trein op datum van 25 mei het gaat van farde in zwarte plastic en in die farde bevonden zich 20 aquarellen van Fritz Haber met dank bij voorbaat. Gelieve de auteur te contacteren op volgede adresse :
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 15:34

Ce Jeudi 2 avril 2009 de 14h à 16h, au Centre Alexandre Koyré de Paris (CNRS), séminaire ayant pour titre : « La fabrique du biographique : deux mises en récit de la vie de Fritz Haber » avec David Vandermeulen & Margit Szöllösi-Janze (Université de Cologne).


Présentation :

De nombreux travaux sur le genre biographique et son histoire ont apporté une perspective critique. Cependant l’historien ou le sociologue sont confrontés, quoiqu’ils en aient, à un retour non pas de la biographie, mais du biographique. Par biographique, on entend une mise en récit des éléments de la vie d’un ou plusieurs individus ou d’un groupe. Celle-ci procède d’interprétations qui visent à produire un savoir dépassant éventuellement le cadre de la singularité et de l’idiosyncrasie. Elle constitue d’autre part le produit d’un traitement du matériau de recherche afin d’organiser en une biographie le « flux » des événements, des actes et parfois même des sentiments.

La question qui se pose alors est celle de la relation, ou de l’absence de relation, entre le biographique et l’œuvre scientifique. Ainsi, la vie psychique, la manière de travailler, les rencontres personnelles et les opportunités institutionnelles, l’implication corporelle (maladies, voyages, etc.) doivent aussi être prises en compte comme faits de cultures scientifiques. De même le constat avéré que la plupart des hommes de science ont été jusqu’à tout récemment... des mâles. Les vies des savants ont elles-mêmes une historicité qui informe sur la production des savoirs


Organisé par :

Jacqueline CARROY, directrice d’études à l’EHESS (CAK)

Anne COLLINOT, chargée de recherche au CNRS (CAK)

Jean-Marc DROUIN, professeur au Muséum national d’histoire naturelle (CAK)

Rafael MANDRESSI, chargé de recherche au CNRS (CAK)

Jeanne PEIFFER, directeur de recherche au CNRS (CAK)

Kapil RAJ, maître de conférences à l’EHESS (CAK)


Informations pratiques : le séminaire se tient le jeudi, de 14h à 16h, au Centre Alexandre-Koyré, Pavillon Chevreul, 57 rue Cuvier (3e ét.).

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 16:18

Je ne me suis pas proposé d’étudier dans cet ouvrage les événements de la guerre européenne, mais seulement les phénomènes psychologiques dont sa genèse et son évolution restent enveloppées.

La narration Adèle d’une telle lutte serait impos­sible aujourd’hui. Trop de passions nous agitent. Les générations qui créent l’histoire ne sauraient l’écrire. Le recul du temps est nécessaire à l’intelligence des grands drames que les passions des hommes font surgir. Sans équité pour les vivants, l’histoire n’est impartiale que pour les morts.

Mais derrière les événements dont nous voyons se dérouler le cours, se trouve l’immense région des forces immatérielles qui tes firent naître. Les phénomènes du inonde visible ont leur racine dans un monde invisible où s’élaborent les sentiments et les croyances qui nous mènent. Cette région des causes est la seule dont nous nous proposons d’aborder l’étude.

La guerre qui mit tant de peuples aux prises éclata comme un coup de tonnerre dans une Europe paci­fiste, bien que condamnée à rester en arme..

Le succès de la diplomatie durant la guerre bal­kanique laissait espérer que les gardiens officiels de la paix la préserveraient encore. Il n’en fut rien. Après une semaine de pourparlers diplomatiques L’Europe était en feu.

Des événements d’une aussi formidable grandeur ne sauraient dépendre de la volonté d’un seul homme. Les causes en sont profondes, lointaines et variée.. Elles s’accumulent lentement jusqu’au jour où leurs effets apparaissent brusquement. Il semblerait que dans la genèse des événements historiques, les causes s’additionnent en progression arithmétique alors que leurs effets croissent avec la rapidité des progressions géométriques.

Pour comprendre les véritables origines de la guerre européenne, il faut remonter à des faits antérieurs et surtout étudier les transformations de l’âme alle­mande moderne. De la mentalité d’un peuple dérive sa conduite et par conséquent son histoire.

La guerre actuelle est une lutte de forces psychologiques.

Des idéals inconciliables sont aux prises. La liberté individuelle se dresse contre l’asservissement collec­tif, l’initiative personnelle contre la tyrannie étatiste, les anciennes  habitudes  de loyauté internationale et de respect des traités, contre la suprématie des canons.

L’idéal d’absolutisme de la force que l’Allemagne prétend aujourd’hui faire triompher n’est pas nouveau, puisqu’il régna sur le monde antique. Deux mille ans d’efforts furent nécessaires à l’Europe pour essayer de lui en substituer un autre.

Le triomphe des théories germaniques ramènerait les peuples aux plus dures périodes de leur histoire, à ces âges de violence dans lesquels la justice n’avait d’autre fondement que la loi du plus fort

L’humanité commençait à oublier ces heures som­bres où le faible était écrasé "sans pitié, où l’être devenu inutile se voyait violemment rejeté, où l’idéal des peuples était la conquête, le meurtre et le pillage..

Ce fut une illusion dangereuse de croire que les progrès de la civilisation avaient définitivement anéantie les mœurs sauvages des périodes primitives. De nouveaux barbares, dont les siècles n’ont pas adouci la férocité ancestrale, rêvent maintenant d’asservir le monde pour l’exploiter.

Les conceptions dominatrices de l’Allemagne sont redoutables parce qu’elles ont fini par revêtir une forme religieuse. Hallucinés par leur rêve, les peuples germaniques se croient, comme jadis les Arabes au temps de Mahomet, une race supérieure destinée à régénérer le monde, après l’avoir conquis.

Les divinités d’un peuple n’incarnent pas seule­ment ses illusion,, mais aussi ses besoins matériels, ses jalousies et ses haine.. Tels les dieux nouveaux de la Germanie.

Ils appartiennent à la famille de ces puissances mystiques dont le rôle fut prépondérant dans l’his­toire. Pour les faire triompher, des millions d’hommes périrent misérablement, de florissantes cités furent ravagées, de grands empires fondés. A son origine, un souverain ayant pendant vingt-cinq ans maintenu une paix nécessaire à la prospérité de son empire et qui, brusquement, se laisse entraî­ner dans un conflit redoutable qu’il ne souhaitait pas. Un peuple dont la richesse industrielle et commerciale grandissait chaque jour, acceptant avec une délirante joie cette lutte meurtrière qui le ruinera pour longtemps. Des hommes cultivés incendiant des villes des bibliothèques séculaires, des chefs-d’œuvre de l’art respectés par les guerres antérieures. Quel prophète aurait pu prédire une telle éclosion d’inco­hérentes chose ?

Parmi les imprévisibles phénomènes que cette guerre fit surgir, ne faut-il pas citer encore l’explosion de fureur mystique dont fut saisi le peuple Allemand et à laquelle les plus illustres savants ne surent pas se soustraire. L’action de la contagion mentale l’emporta sur la raison et un vent de folie enveloppa leurs Dirigés uniquement par la logique rationnelle dans leurs investigations, les savants veulent toujours la voir conduire le monde et s’indignent dès que les phénomènes semblent échapper à son influence..

Ils oublient ainsi qu’à côté des lumières intellectuelles, guidant l’homme de science à travers ses recherches et le philosophe dans ses doctrines, exis­tent des forces affectives, mystiques et collectives, sans parenté avec, l’intelligence. Chacune d’elles pos­sède une logique spéciale, très différente de la logique rationnelle. Cette dernière bâtit la science, mais ne crée pas l’histoire.

Les formes de logiques indépendantes de l’intelligence élaborent leurs enchaînements dans cet obs­cur domaine de l’inconscient, dont ta science com­mence à peine l’étude.. C’est pourquoi elles restèrent longtemps ignorées.


Gustave Le Bon

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