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Actualité liée à la biographie de Fritz Haber par David Vandermeulen

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Gerhart Hauptmann

Gerhart et Margarete Hauptmann

Gerhart et Margarete Hauptmann

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Gerhart Hauptmann

Considéré par beaucoup comme le plus important écrivain allemand des années 1880 à 1930, Gerhart Hauptmann était aussi l’ami proche d’Albert Einstein et de Walter Rathenau. Phare de la littérature naturaliste, on le compara à Emile Zola, notamment pour l’une de ses pièces de théâtre devenue un classique : Les Tisserands (1892), texte encensé de par le monde comme de Tolstoï. Dans de nombreuses lettres de sa correspondance, Einstein a fait savoir à quel point il appréciait Hauptmann et comment dans sa jeunesse il fut fortement ému et bouleversé par beaucoup de ses textes. Rathenau – dont il se disait que Hauptmann fut probablement son seul vrai ami – avait resserré plus encore son amitié avec l’écrivain lorsqu’en 1913 il le rejoignit dans le catalogue des éditions Fischer Verlag, créées par leur ami commun Samuel Fischer (voisin direct de Rathenau dans le quartier huppé de Grunewald) et de l’éditeur fameux de Fischer, Heilmann, beau-frère de Hauptmann par sa seconde épouse.

Les Hauptmann et Rathenau, dans les jardins du Ministères des Affaires étrangères, en 1922, quelques jours avant l'assassinat de Rathenau.

Le parcours intellectuel de Hauptmann reste cependant particulièrement complexe, puisqu’à la fin de sa vie, Hauptmann se félicita de la politique hitlérienne à travers laquelle il entrevoyait une résurgence de l’Allemagne au sein de la géopolitique mondiale. Les historiens ont récemment exhumés de nombreuses  lettres et journaux personnels inédits, ainsi que des notes en marge des livres de sa bibliothèque, comme le Mein Kampf de Hitler, qui attestent de ses envies de coopérer avec les dirigeants nazis. Hauptmann fut prêt à coopérer avec les nazis à un degré tel qui n’excluait pas des modifications occasionnelles de ses pièces pour qu’elles puissent mieux embrasser le sens de l’escalade idéologique des années 30. L'essentiel étant pour lui qu’elles soient toujours jouées. En 1934, tout prouve que l’acuité politique de Hauptmann frisait la sénilité lorsque, à l’un de ses amis qui lui parlait du sort tragique des juifs, il répondit : « Quelques juifs de l’Est, bon Dieu, ce n’est pas une affaire ! ». Il semblait avoir oublié – ou se refusait d’y penser – que ses nombreux amis juifs étaient alors pour beaucoup déjà en camps de concentration ou avaient émigré à l’étranger.

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