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Actualité liée à la biographie de Fritz Haber par David Vandermeulen

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La mise en couleur, faite en camaïeux sépia

2007-03-241.jpgLe choix de réaliser toutes mes planches en sépia s’est très vite imposé également. Outre le fait que la technique en camaïeu est plus rapide qu’une quadrichromie traditionnelle (une couleur à gérer, c’est bien plus facile que de jouer avec toute une palette), j’ai opté pour des teintes sépia parce qu’elles évoquent la couleur des premiers clichés photographiques du XIXe siècle. Nous sommes en réalité ici dans un pur fantasme esthétique : à ma connaissance, jamais aucun cliché de l’époque n’a présenté un type de teinte aussi affirmé. L’autre raison avancée pour le choix du sépia est celle de l’évocation symbolique. Pour ma part, le sépia, ou le brun en général, incarne l’idée de trouble et de complexité ; il faut toutes les couleurs du spectre pour faire un brun. Aussi, cette couleur s’adapte parfaitement à mon sujet central, la « complexité des choses ». Je voulais, en me lançant dans Fritz Haber, réaliser une bande dessinée qui puisse arriver à parler de choses complexes, difficiles et contradictoires, et tenter d’évacuer toute manifestation de manichéisme, travers en général assez persistant dans la biographie de bande dessinée.
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D
Oui, les copies teintées ont toujours existées, et ces copies ne sont pas forcément liées au cinéma allemand. Les films de Cecil B. de Mille, comme son « Jean D’Arc », par exemple, ou le « Chien Andalou » de Bunuel bénéficiaient de copies teintées. Enfin, presque tous les films de chaque pays avaient certaines de leurs copies teintées. Ceux de Murnau le furent également, ce que vous dites est exact : le rouge, le bleu et le jaune étaient employés dans le même film, ceci pour l'information du spectateur plus que par souci esthétique, par ailleurs, le bleu distinguait les scènes de nuit, le jaune le flash-back, etc.
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M
La teinte brune n'est pourtant pas qu'un fantasme esthétique : il se trouve que beaucoup de films allemands étaient en effet teintés. C'est le cas notamment de "Nosferatu" de Murnau dont certaines séquences sont teintées en bleu et d'autres en brun jaunâtre, cette dernière teinte étant assez proche des couleurs de "Fritz Haber".
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D
Ah ! si tous mes lecteurs m'étaient acquis comme vous, mon bon Effer ! Mais que ferais-je ? <br /> Je me lancerais en politique, tiens... <br /> Je ris, mais chez moi cela veut dire merci.<br /> Vôtre
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E
C'est vrai que dans les vieux livres dont les pages jaunisses les photos en noir et blanc prennent souvent une teinte sepia.<br /> Mais les raisons de votre choix: la complexité de Fritz Haber, sont pertinantes également.<br /> De toute façon, votre technique est bien maitrisée.
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